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Energie

EDF, l’ambition de décarboner le système électrique

Avec ses plus de cent soixante et onze mille collaborateurs dans le monde, l’entreprise publique est un des premiers groupes mondiaux producteur et fournisseur d’électricité. L’énergéticien propose des outils de diagnostic et des solutions innovantes pour déployer la transition écologique aussi bien dans les foyers individuels qu’à l’échelle des territoires, en France et à l’international. Une lutte contre la crise climatique adossée à deux leviers : l’efficacité énergétique et la décarbonation de l’énergie.

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Mardi 8 juin, EDF est officiellement redevenue une entreprise publique à 100 %. Après presque un an de tractations et rebondissements consécutifs à l’annonce faite par la Première ministre Elisabeth Borne, l’État a fini par débourser quelque neuf milliards sept pour reprendre le contrôle de l’énergéticien. Une renationalisation hautement symbolique pour l’État actionnaire, qui envisage avant tout de relancer la filière nucléaire par la construction de six réacteurs de type EPR2 (nouvelle génération). Leurs modalités de financement devraient être précisées d’ici fin 2024, sur fond de crise énergétique à la suite de l’invasion russe en Ukraine et de tensions avec Bruxelles. Mais le PDG du groupe, Luc Rémont, a d’ores et déjà fait savoir que la facture serait « salée » pour l’État puisque l’énergéticien français prévoit désormais d’augmenter ses investissements au niveau colossal de vingt-cinq milliards d’euros annuels.

Nouvelle phase d’investissements indispensable, tandis qu’EDF et le gouvernement peinent à s’accorder sur le tarif de l’électricité et le nouveau modèle économique nécessaire à la continuité de l’entreprise. De fait, alors auditionné le 28 février par la commission d’enquête parlementaire « visant à établir les raisons de la perte de souveraineté et d’indépendance énergétique de la France », Luc Rémont avait appelé à « une prise de conscience collective » pour tenter de redresser EDF après une année 2022 catastrophique. Bilan de cette annus horribilis : la perte de dix-huit milliards d’euros pour cause de réparations prévues et imprévues sur son parc nucléaire, là où les autres énergéticiens européens ont gagné beaucoup d’argent durant la même période.

Le pari de l’hydrogène bas carbone

En annonçant fin juin une réorganisation de ses activités nucléaires, EDF entend redresser la barre de ses finances, tout en continuant à construire un avenir énergétique moins émetteur de CO2 et plus efficace. En effet, face aux défis du réchauffement climatique et face à l’urgence de l’électrification des industries du pays, l’électricien projette de s’appuyer sur son savoir-faire industriel pour réduire ses émissions de carbone, notamment grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables.

« La moitié des émissions de CO2 à éliminer pour atteindre la neutralité carbone en 2050 le seront grâce à des innovations qui n’existent pas encore sur le marché ou sont émergentes. L’hydrogène
100 % bas carbone fait partie de ces solutions sur
lesquelles EDF décide de s’engager pour décarboner en profondeur notre économie », a affirmé Alexandre Perra, chargé de la Direction Innovation, Responsabilité d’Entreprise et Stratégie chez EDF. Au-delà d’un focus placé sur le développement de l’hydrogène bas carbone (lire notre encadré), l’énergéticien s’engage à atteindre la neutralité carbone en 2050 en accélérant fortement
le développement des énergies renouvelables, avec un objectif de doublement de ses capacités EnR installées entre 2014 et 2030, pour atteindre 50 GW en 2030.

L’hydrogène, une expertise franco-allemande

Le 13 avril 2022, EDF annonçait le lancement d’un nouveau plan industriel dédié à l’hydrogène 100 % bas carbone. Pour cheminer vers un avenir neutre en carbone, le groupe peut s’appuyer sur l’expertise et les compétences d’EIFER - « European Institute For Energy Research » - ; centre R&D commun à EDF et au Karlsruher Institut für Technologie, en Allemagne. Fondé en 2002 et basé à Karlsruhe, cet institut franco-allemand est le centre de recherche historique d’EDF sur l’hydrogène. Pôle d’excellence, dont les compétences sont reconnues sur toute la chaîne de valeur de l’hydrogène, il anime une équipe d’ingénieurs-chercheurs dont la mission est d’aider à lever les freins envers le déploiement des systèmes à hydrogène et, ainsi, de favoriser leur intégration pour rendre le secteur, et donc son marché, mature.

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