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Grand Angle

Réduire l’empreinte carbone des Jeux : la stratégie climat de Paris 2024

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques s’est engagé à organiser les premiers Jeux alignés sur l’Accord de Paris. Une ambition qui repose sur un plan stratégique déjà mis en place depuis deux ans.

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L'objectif, ambitieux, annoncé est clair depuis le début : les JO de Paris 2024 seront sobres et éco­responsables. Paris 2024 souhaite diviser par deux l’empreinte carbone des Jeux par rapport aux éditions précédentes. Dès 2021, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJO) s’est doté d’une « stratégie climat », validée par son conseil d’administration, dans le but de mettre en place un plan d’action concret afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au plus grand événement sportif du monde.

 

Réduire

Afin de devenir « les premiers Jeux à contribution positive pour le climat », comme ce fut largement communiqué, Paris 2024 mise sur un plan en plusieurs étapes. D’abord, anticiper son empreinte carbone. Pour cela, le calcul a été fait : en moyenne trois millions et demi de tonnes de CO2 ont été émis lors des jeux précédents ; il faudra donc cette fois-ci ne pas dépasser la limite des un million et demi. Ensuite, réduire. Fort de cette ambition, Paris 2024 a identifié les principaux postes d’émissions et proposé des solutions pour chacun : transports en commun disponibles pour 100 % des sites, électricité renouvelable, restauration durable, équipements en matériaux bas carbone, développement de l’économie circulaire, politique zéro déchet…

« Dans les limites de ce qui est techniquement possible en 2024, nous aurons fait tous les efforts pour réduire, réduire, réduire » a déclaré à l’AFP Georgina Grenon, directrice de l’Excellence Environnementale - Paris 2024. L’un des piliers majeurs de cette stratégie bas carbone réside aussi dans les infrastructures prévues, puisque 95 % d’entre elles sont déjà existantes ou seront temporaires. Il n’y aura donc pas de constructions à tout-va, comme ce fût le cas auparavant. Seuls deux grands projets verront le jour : le Village des athlètes, transformé par la suite en écoquartier, et la Centre Aquatique.

 

Une stratégie sur le long terme

Toutefois, Paris 2024 ne pourra pas maitriser l’ensemble des sources de gaz à effet de serre liées aux JO. Notamment la partie non négligeable provenant des déplacements des spectateurs venus du monde entier. L’engagement a donc été pris de compenser davantage d’émissions de C02 que celles émises. Pour cela, des projets à valeur environnementale ou sociale devraient être financés sur les cinq continents, tels que des initiatives de reforestation ou de préservation des océans.

Pour aller plus loin, Paris 2024 a aussi souhaité engager l’ensemble des parties prenantes. Ses parte­naires commerciaux et fournisseurs sont ainsi poussés à adopter une démarche RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) en intégrant des critères de durabilité et de neutralité carbone dans le cadre de la stratégie responsable des achats. Et, afin d’engendrer une transformation structurelle au cœur des pratiques en matière de gestion durable des événements, un système de management durable (SMD) spécifique a été développé au sein du Comité.

Au-delà des JO de Paris 2024, c’est le CIO (Comité international olympique) dans son ensemble qui souhaite entamer sa transition écologique. En 2020, il a affiché son désir de devenir une organisation à bilan carbone négatif. À partir de 2030, tous les COJO (Comité d’organisation des Jeux olympiques) seront ainsi tenus de limiter et compenser leurs émissions de C02.

Retrouvez l'intégralité du dossier dans le magazine

Territoires Durables

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